Singapour – J’ai été, il y a peu, invité par le
Centre culturel turc à me rendre en Turquie, pour y participer au
tournage d’une série documentaire télévisée sur la période de ramadan à
Istanbul. Samanyolu TV, la chaîne nationale de télévision turque, avait
présenté l’année une série documentaire sur le ramadan dans différents
pays. Il s’agissait, à présent, d’inverser le scénario en invitant des
étrangers à venir à Istanbul participer au ramadan des familles
turques. Ces images sont l’élément principal d’une émission de trois
heures diffusée tous les jours juste avant la rupture du jeûne, et
distribuée par satellite via les relais de Samanyolu dans le monde,
notamment aux Etats-Unis, en Europe et en Australie.
Sautant sur l’occasion j’ai fait le voyage. Pasteur chrétien que je
suis, j’étais enthousiasmé à l’idée de partager l’expérience
spirituelle des familles et des communautés turques observant le
ramadan et de participer à un programme visant à promouvoir à la fois
les échanges culturels et les relations interconfessionnelles.
Mes hôtes, fort aimables, m’ont accueilli chez eux un vendredi soir. Il
y avait là Mustapha, sa femme, leur fille de quinze ans et leur fils
qui en a dix. Mustapha est un promoteur immobilier qui a bien réussi.
La femme et la fille portent le foulard, bien qu’il soit interdit dans
les administrations et dans les écoles publiques. Leur maison est
située dans un nouvel ensemble résidentiel de haut standing.
Puisque cela devait être ma première expérience de carême de ramadan et
que j’ai 78 ans, on m’a dit que j’étais dispensé d’observer
intégralement le jeûne et que je pouvais cependant y participer selon
un régime allégé qui me laissait quelques facilités. Mais j’ai tenu à
participer à leurs côtés au jeûne intégral.
Le lendemain, réveil à 3h30 pour le repas du matin. La famille, qui
était en train de faire ses prières matinales, m’a proposé de retourner
à ma chambre pour me reposer encore un peu en vue des occupations de la
journée. Après avoir pris un peu de repos, je me suis mis à lire le
Coran et les poèmes de Mevlana Jelaluddin Rumi, mystique musulman du
13e siècle.
Ce jour-là, dans un marché ouvert, nous avons fait les courses pour l’iftar
du soir (litt. “rupture du jeûne”). Nous y avons acheté des dattes, des
lentilles pour la soupe, du pain, ainsi que de la viande et des légumes
pour les grillades.
L’après-midi, nous sommes partis prier à la mosquée d’ Eyüp. Elle date
du 15e siècle et fut construite en l’honneur du sultan Eyüp, qui a
privilège d’avoir été un des compagnons du Prophète. Tous les jours,
m’expliquait-on, il y aurait des foules pour prier dans les mosquées à
l’appel lancé par les muezzins depuis les minarets. Leur ferveur était
impressionnante.
A la mosquée, je me suis vraiment senti en territoire sacré et en
présence de Dieu, car la lecture du Coran m’avait confirmé que Dieu est
unique, que c’est le même Dieu que celui de la Torah et de la Bible,
que nous sommes tous des enfants d’Abraham et croyons en un même Dieu.
Nous avons aussi visité une autre mosquée, elle aussi majestueuse, la
Mosquée de Mehmet le Conquérant (Mosquée Fatih), élevée au milieu du
15e siècle sur le site de l’ancienne église des Saints Apôtres. Devant
la façade, des rangées de fidèles lisaient le Coran. Les gens entraient
pour aller faire leurs prières en privé. Touché par la tranquillité du
sanctuaire et par la solennité qu’il inspirait, je me suis agenouillé
pour louer moi aussi le Seigneur.
Dans la soirée, nous nous sommes retrouvés autour de la table, pour l’iftar,
la famille et l’équipe de la télé s’étant rassemblés pour un repas
somptueux. Dehors, il y avait, à ce qu’on m’a dit, des tentes plantées
en divers quartiers de la ville, où des organisations privées faisaient
servir le dîner aux pauvres et aux nécessiteux. L’invitation
s’adressait à tout le monde: personne n’est exclu de l’iftar.
Après le dîner, la famille a de nouveau prié. Nous avons alors évoqué
les événements de la journée et enregistré nos observations. J’ai été
particulièrement frappé par la spiritualité des personnes qui faisaient
carême. Pendant le jeûne, elles se détournent des problèmes mondains
pour ne se concentrer que sur le spirituel. Il s’agit d’un moment de
réflexion personnelle et d’introspection au cours de laquelle chacun
demande le pardon de Dieu dans ses prières.
A mon avis, c’est aussi un moment pour se peut pardonner à soi-même et
pardonner aux autres. C’est un moment pour manifester sa compassion et
son souci de l’autre dans le besoin. Toute la journée, Mustapha et sa
famille ne cessaient de se soucier de mon bien-être. Ils cherchaient
profondément à opérer un renouveau et une transformation dans leurs
vies personnelles.
C’est pour moi un grand privilège que d’avoir ainsi pu vivre à Istanbul
une semaine entière de ramadan dans une famille pratiquante. Au-delà de
mon propre voyage spirituel, j’ai pu prendre directement conscience du
caractère exceptionnel de l’Etat turc. Bien que laïc, il n’occulte ni
ne minimise le rôle de la religion dans la société.
Il importe de savoir tirer les enseignements du mouvement musulman
éclairé et progressiste qui existe en Turquie, ce pont littéralement
posé en équilibre entre l’Asie et l’Europe.
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* Le révérend Yap Kim Hao a été évêque de l’église méthodiste à
Singapour et en Malaisie. Article distribué par le Service de Presse de
Common Ground (CGNews), accessible sur www.commongroundnews.org.
Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 16 octobre 2007, www.commongroundnews.org
En tant qu'êtres humains, nous avons une conscience et un devoir qui
nous placent au-dessus de la création. L'homme a été créé pour être «
le vicaire » de Dieu sur terre et il est important de mettre en
pratique les obligations religieuses afin de se débarrasser de toutes
illusions et de faire de notre vie une préparation pour la vie dans
l'au-delà.
Quiconque rate cette chance n'en aura peut être pas
d'autre parce qu'il est dit dans le Glorieux Coran que lorsque l'homme
sera appelé pour rendre compte de ses actes, il dira : «O seigneur
renvois-nous sur terre et donne nous une autre chance ». Mais le
Seigneur répondra : « Si je vous renvoie sur terre, vous ferez la même
chose ! »
Ma première éducation religieuse
J'ai été
élevé dans le monde moderne avec toutes ses parures. Je suis né dans
une famille chrétienne mais nous savons que chaque enfant naît avec sa
propre nature et que ce sont ses parents qui le dirigent vers une
religion ou une autre. Le Christianisme était ma religion et mon mode
de vie. On m'a enseigné l'existence de Dieu, mais il n'y avait aucun
lien direct avec Lui. Nous devions communiquer avec lui via Jésus, il
était en quelque sorte la porte pour accéder à Dieu. Je l'acceptais
plus ou moins ; mais j'émettais quelques réserves. Je regardais les
statues de Jésus : ce n'était que des pierres sans vie. J'étais encore
plus perplexe mais je n‘y réfléchissais pas. J'y croyais plus ou moins
car je devais respecter la foi de mes parents. Petit à petit, cette
éducation religieuse m'aliénait.
Pop star:
J'ai
commencé à faire de la musique. Je voulais être une grande star et tout
ce que je voyais dans les films et dans les médias s'emparait de moi.
Peut-être que cela représentait mon Dieu, cet unique but de faire de
l'argent. J'avais un oncle qui avait une belle voiture : « eh bien, son
avenir est assuré !» me suis-je dit, car il avait beaucoup d'argent. Les
gens autour de moi me poussaient à croire que ce monde était leur Dieu
et je décidai alors que cette vie me convenait parfaitement : avoir
beaucoup d'argent et la grande vie. Mes modèles étaient les pop stars.
J'ai commencé à écrire des chansons, mais au plus profond de moi-même,
j'avais un sentiment d'humanité, le sentiment que si je devenais riche
j'aiderais les nécessiteux (il est dit dans le Coran que lorsque nous
faisons une promesse et que nous y arrivons, nous nous attachons à
cette chose et nous devenons avides). Ainsi, ce qui s'est passé
c'est que je suis devenu très célèbre. J'étais encore un adolescent
mais mon nom et mes photos envahissaient déjà les médias. Ils faisaient
de moi un être supérieur à la vie, alors j'ai voulu vivre en étant plus
fort que celle-ci et la seule manière d'y arriver était de m'enivrer
(avec les boissons alcoolisées et les drogues).
A l'hôpital:
Après
une année de réussite financière et un niveau de vie élevé, j'ai
contracté la tuberculose et je suis tombé très malade : j ai dû être
hospitalisé. C'est alors que j'ai commencé à réfléchir: que m'arrivait
il ? Est-ce que je n'étais qu'un corps et mon but dans la vie
n'était-il que de satisfaire ce corps? Je réalisai à ce moment-là que
cette calamité était pour moi une bénédiction, une chance pour moi
d'ouvrir les yeux. Pourquoi étais-je ici, pourquoi étais-je dans ce lit
? J'ai alors commencé à chercher les réponses à ces questions.
À
ce moment-là, le mysticisme oriental m'intéressait beaucoup alors j'ai
commencé à lire et la première chose qui attirait mon attention c'était
la mort et le fait que l'âme soit constamment en mouvement. Je sentais
que je me dirigeais vers le bonheur, que j'étais en route vers de
grands accomplissements. J'ai alors commencé à méditer et je suis même
devenu végétarien. A cette époque, je croyais en « peace and flower
power » c'était très à la mode. Mais ce à quoi je croyais en
particulier c'était que je n'étais pas simplement un corps. C'est à
l'hôpital que j ai pris conscience de cela. Un jour alors que je
marchais il se mit à pleuvoir. J'ai commencé à courir pour me mettre à
l'abri et je me suis alors dit : « Attends une minute, mon corps est
mouillé ; mon corps me dit que je suis mouillé ». C'est alors que je me
suis dit que le corps est comme un âne, il doit être formé en fonction
de là où il doit aller autrement l'âne vous mène là où il veut aller.
Et j'ai réalisé que j avais une volonté, un cadeau donné par Dieu : car
suivre la volonté de Dieu était ce qui me fascinait dans les nouvelles
orientations que j'apprenais dans la religion orientale. J'avais aussi
écrit une nouvelle chanson « The way to find God out» et je devenais
encore plus célèbre dans le monde de la musique.
Je passais
par des moments difficiles parce que je devenais riche et célèbre et en
même temps je recherchais sincèrement la vérité. Alors un jour je
décidai que le bouddhisme était une religion noble mais le problème
c'était que je n'étais pas prêt à quitter ce monde, j'y étais trop
attaché et donc pas prêt à devenir un moine et à m'isoler du reste de
la société. Alors j'ai essayé « le zen » et le « ching », la
numérologie, les cartes et l'astrologie, j'ai essayé de regarder à
nouveau dans la Bible et je n'y trouvais aucune réponse. A cette
période, je ne connaissais rien sur l'islam et c'est alors qu'il s'est
produisit une chose que je considère comme un miracle. Mon frère est
parti en voyage à Jérusalem où il a visité une mosquée. Il a été
grandement impressionné parce qu'elle était pleine de monde
(contrairement aux églises et aux synagogues qui étaient vides), et
parce qu'il y régnait une atmosphère de paix et de tranquillité.
Le Coran:
En
rentrant à Londres, il a rapporté avec lui une traduction du Coran
qu'il m'a donné. Lui-même n'est pas devenu musulman mais il ressentait
quelque chose pour cette religion et il pensait que moi aussi j'aurai
le même sentiment. Quand j'ai reçu le livre, une direction qui
m'expliquerait qui j'étais, quel était le but de ma vie, quel était la
réalité et quelle serait la réalité, et d'où je venais, j'ai réalisé
que c'était la vraie religion - religion, pas dans le sens dans lequel
l'occident le comprend, pas le type de croyance qui ne convient qu'aux
personnes âgées. En occident quiconque souhaite embrasser une religion
et en faire son unique mode de vie est taxé de fanatique. Je n'étais
pas un fanatique, au départ j'étais troublé par la question du corps et
de l'âme. Et puis j'ai réalisé que ceux-ci n'étaient pas à part et
qu'il n'y avait pas besoin de s'isoler dans une montagne pour se
rapprocher de Dieu et que nous devions simplement suivre Sa volonté
pour avoir une position encore plus élevée que celles des anges. A
présent la seule chose que je voulais, c'était devenir musulman.
J'avais
réalisé que tout appartenait à Dieu, que le sommeil ne Le prenait pas,
qu'Il avait tout créé. Alors je commençais à perdre ma fierté.
Auparavant je pensais que la raison de ma présence était liée à ma
grandeur mais je réalisais que je ne m'étais pas créé et que le but de
ma présence ici était de me soumettre à l'enseignement parfait de la
religion que nous connaissons comme étant l'Islam.
J'ai
commencé à découvrir ma foi. Je sentais que je devenais musulman. En
lisant le Coran, je me rendais compte que tous les prophètes envoyés
par Dieu avaient apporté le même message. Mais alors pourquoi les juifs
et les chrétiens étaient-ils différents? Je savais maintenant pourquoi
les juifs n'acceptaient pas Jésus comme le messie et pourquoi ils
avaient transformé ses mots. Même les chrétiens ne comprennent pas les
mots de Dieu et disent de Jésus qu'il est Son fils. Tout prenait sens.
C'est la beauté du Coran, il incite à réfléchir et à raisonner, et non
à adorer le soleil ou la lune mais Celui qui a tout créé. Le Coran
demande à l'homme de réfléchir sur le soleil et la lune et sur la
création de Dieu en général. Te rends-tu compte combien le soleil est
différent de la lune ? Ils sont à des distances différentes de la
terre, et pourtant ils ont la même taille lorsque nous les regardons.
De plus, beaucoup d'astronautes vont dans l'espace, ils voient
l'insignifiante taille de la terre et l'immensité de l'espace et
deviennent alors croyants, car ils ont vu les signes d'Allah.
Lorsque
j'ai lu le Coran plus tard, il parlait de prières, de gentillesse et de
charité. Je n'étais pas encore musulman mais je sentais déjà que la
seule réponse pour moi était le Coran, et que Dieu me l'avait envoyé.
Je le gardais en secret. Le Coran parle aussi à différent niveau, je
commençais à le comprendre à un autre niveau, là où le coran dit : « O
vous les croyants, ne prenez pas les non-croyants pour ami et les
croyants sont tous frères. » Alors j'ai voulu rencontrer mes frères
musulmans.
Conversation
J'ai décidé de séjourner à
Jérusalem (comme mon frère l'avait fait). Là bas, je suis allé dans une
Mosquée où je me suis assis. Un homme m'a demandé ce que je voulais. Je
lui ai dit que j'étais Musulman. Il m'a demandé quel était mon nom ; je
lui ai répondu : « Stevens ». Il était troublé. Puis, je les ai rejoins dans la prière mais sans succès. De
retour à Londres, j'ai rencontré une sœur qui s'appelait Nafissa. Je
lui ai dit que je voulais embrasser l'Islam et elle m'indiqua la
nouvelle « regent mosque ». Cela se passait en 1977, un an après avoir
reçu le Coran. Maintenant je comprenais que je devais me débarrasser de
mon orgueil, d'iblis et me diriger vers une seule direction. Alors un
vendredi, après le joummou'ah, je suis allé voir l'Imam et lui ai
déclaré ma foi. Vous avez devant vous quelqu'un qui a mis un terme à la
célébrité et à la fortune. Mais la voie droite était quelque chose qui
m'échappait, quand bien même je m'y attelais difficilement jusqu'à ce
que l'on me montre le Coran.
Maintenant, je réalise que je
pouvais avoir un contact direct avec Dieu, contrairement au
Christianisme ou à d'autres religions. Comme me l'avait dit une hindoue
: «Tu ne comprends pas les hindous, nous croyons en Dieu, nous
utilisons ces objets ( idoles ) simplement pour nous concentrer ». Ce
qu'elle était en train de dire, c'est que pour atteindre Dieu, ils
doivent créer des associés, qui sont des idoles. Mais l'Islam déplace
toutes ces barrières, la seule chose qui sépare les croyants des
non-croyants est la Salat. C'est le processus de purification.
Maintenant,
tout ce que je fais est pour plaire à Allah et je prie pour que vous
tiriez l'inspiration de mes expériences. J'insiste aussi sur le fait
que je n'ai eu aucun contact avec aucun musulman avant d'embrasser
l'Islam. J'ai commencé par lire le Coran et j'ai compris que personne
n'était parfait, l'Islam est parfait et si nous suivons la conduite de
notre Saint Prophète (sallallahu ala ihi wa sallam) nous aurons le
succès. Puisse Allah nous dirigé sur le chemin de la Ummah de Muhammad
(sallallahu ala ihi wa sallam) amen.
Votre frère en Islam Youssouf Islam (anciennement Cat Stevens) Traduit par Malika Hamidi
Ils disent que la palestine est un état terroriste, ce même état qui n'a pas encore connu la libérté depuis plus d'un siécle, colonisé par les anglais et après par israël jusqu'à nos jours.
Ils veulent nous faire croire que les USA et Israël sont des pays de justice : "L'Axe du bien" Et que la palestine, le Liban, l'Iraq, la Syrie et l'Iran font partie de : L'Axe du mal". Pour la simple raison que ces pays osent dire "NON !"
Ils ne savent pas qu'il y a une justice divine, rappellez vous Sharon, il est où ? Et Dans quel état ? Ils rendront les comptes au seigneur, dans cette vie, dans leur tombes et lors du jugement dernier.